Je nourris ce fantasme de m'abandonner sous un ciel d'été dans un coin perdu où on ne surprend que nos soupirs et le crépitement de la solitude. Sans filtre et entière, j'affirme toujours ce que je ressens. Des personnes trouvent ça trop direct, les courageux adorent cette sincérité libératrice. À 22 ans et chirurgienne dans le Loire-Atlantique, j'ai un sens de la répartie qui ne plie pas et j'accepte n'importe quelle facette de ma personne. S'il fallait composer le moment parfaite en une image, je choisirais la semi-obscurité. Ce passage entre le dit et le tu où les visages acquièrent une puissance extraordinaire, où la conversation se muent en des secrets, et où le moindre effleurement pèse profond